COMMENT S’HABILLE LE TRAPPEUR QUÉBÉCOIS, DE NOS JOURS?

by Albert Roura / Viernes, 19 julio 2013 / Published in MATERIALS

COMMENT S’HABILLE LE TRAPPEUR QUÉBÉCOIS, DE NOS JOURS?

Chers amis (es), trappeurs d’hier, trappeurs d’aujourd’hui, je profite de l’opportunité qui m’est offerte pour vous transmettre de l’information sur les vêtements utilisés par nos piégeurs québécois. Étant trappeur depuis l’âge de dix ans, je vous parlerai donc de ce que j’utilise comme vêtements. Ils ont su m’offrir tout le confort dont j’avais besoin pour vaquer agréablement à ce loisir qu’est le piégeage et la gestion des animaux à fourrure.

Je porte des vêtements qui vont me garantir souplesse et confort lorsque je vais effectuer ma prospection et mes installations en vue du piégeage. Je travail heureusement dans une boutique de Chasse, Pêche, Piégeage et Plein Air, chez Pro Nature Sports de Plessisville au Québec. Ce qui me donne la chance d’essayer et de recommander certaine catégorie de vêtement pour chacun des besoins de ma clientèle. Cela me permet aussi d’amasser une multitude d’opinions et de goûts vestimentaires sur chacune des personnes que je rencontre dans mon établissement.

 Pour ma part, en été, lors de mes activités de piégeage, je porte habituellement un pantalon de style ‘’jeans’’ ou fabriqué de tissus difficilement accrochable dans les branches tel le polyester. Comme chemise, j’utilise celles qui me donnent le plus de confort en matière d’aération. En plus, d’être infroissables, elles devront être lavables à la machine à laver.

 Comme veste, j’ai opté pour une avec des manches que je peux enlever et remettre selon les besoins. De préférence imperméable, celle-ci comporte une multitude de poches à l’avant et un dossard rouge à l’arrière conforme à la réglementation lorsque j’ai à transporter et utiliser mon arme à feu.

Cette veste à titre d’exemple, ressemble étrangement aux vestes de moucheur, mais comme unique différence, c’est que celle-ci comporte moins de poches et  ces poches sont plus grandes afin de trainer différents accessoires comme le GPS, la boussole et d’autres accessoires trop longs à énumérer. J’utilise cette veste pendant toutes les saisons. Alors vous comprendrez qu’il sera important que celle-ci soit assez grande et légère pour pouvoir la mettre par-dessus un petit manteau par temps froid et même par-dessus votre manteau d’hiver.

Durant l’automne, comme tôt au printemps, que se soit à l’ouverture de la saison de piégeage, ou en effectuant de la déprédation, je préconise l’utilisation de sous-vêtement en polypropylène qui laisse passer la transpiration, ce qui a pour effet de laisser passer les micros gouttelettes de transpiration à travers ce vêtement qui moule le corps. Elles sont ensuite absorbées par le vêtement externe de deuxième couche, qui devra être conçu à cet effet. Par contre, durant la période autorisé à la capture des canidés, je porterai un sous-vêtement sous mon pantalon, muni d’un Scent-Lock qui empêchera les mauvaises odeurs humaines de souiller l’environnement d’installation de mes pièges ou collets.

En tant pluvieux, j’utiliserai un imperméable, en tissus de préférence, afin de ne pas l’accrocher et la déchirer immédiatement lors d’une première sortie. Souvent celles de la compagnie Jackfield, peu dispendieuse feront l’affaire. J’ai donc opté pour une qui respire avec membrane interne. Elle vaut maintenant une valeur d’achat approximative de 149$ Canadien.

Maintenant, parlons des bottes. Pour pratiquement toute ma saison de piégeage, j’utilise deux sortes de paires de bottes et une troisième lors du trappage du canidé. La raison est simple, une botte de marche imperméable et très légère pour le piégeage sur terre ferme et une autre paire, soit des bottes culotte en néoprène pour le piégeage à l’eau pour le castor et le rat musqué. Pour ce qui est des marques, je m’abstiendrai d’en énumérer, car il existe une multitude de fabricants. Il est indispensable de bien vérifier les coutures des bottes culotte et l’épaisseur du néoprène. Je vous recommande d’en essayer quelques variétés afin d’en choisir une qui vous offrira une bonne mobilité et confort. Pour ce qui est de ma troisième paire de bottes, celle que j’utilise pour le piégeage des canidés, elle est conçue pour être capable de résister à pratiquement toutes les situations autant dans le bois, dans les bordures de champ, que dans les petits cours d’eau. Mes marques préférées sont Irish Setters et Musk. Ces deux compagnies vous offrent des bottes quatre saisons. Elles sont fabriquées à base de caoutchouc et d’une semelle antidérapante de très bonne qualité et très résistante. Le haut de la botte est en néoprène, ce qui vous assure une très grande mobilité et confort, car elle épouse le mollet à la perfection, ce qui empêche le froid et les odeurs de transpiration de passer. Elles sont aussi munies d’un renfort au talon, ce qui a pour effet d’empêcher le talon de sortir lors de nos déplacements en terre humide et boueuse ou lors d’installations de pièges dans l’eau. Petite anecdote à ce sujet; y’a-t-il pas plus fatiguant que lorsque nos bas se ramassent en dessous du talon.

Passons maintenant au couvre tête. J’utilise une simple casquette durant les trois saisons tempérées ou une tuque durant l’hiver, sauf durant la période du piégeage de l’ours noir. Au Québec durant cette période, de mai à juillet, les moustiques, les brulots et les mouches à chevreuil s’en donnent à cœur joie. Ils nous piquent, nous arrachent de minuscules morceaux de peau dans le cou et aux oreilles. Alors, afin de vaquer à mes activités, ‘’sans poigner les nerfs’’, comme ont le dit au Québec, j’utilise un chapeau muni d’un filet qui empêchera ces petits insectes de jouir de ma chair et de mon sang.

Durant l’hiver, j’utilise aussi des raquettes. Aujourd’hui les fabricants de raquettes utilisent des matériaux beaucoup plus durable et moins pesant tel que l’aluminium d’avionnerie, rendant la randonné beaucoup plus agréable et moins pénible lors du transport de nos pièges et de notre équipement. Les marques telles que Faber et GV sont les marques de commerce qui fabriquent directement au Québec et sont adaptées à nos climats et à notre environnement. Pour ma part, je possède deux paires de raquettes, une de la compagnie GV et l’autre de la compagnie Faber. Une plutôt courte lors des installations de collet et de piège à rétention pour le canidé et l’autre paire beaucoup plus grande respectant mon poids ( 225 Lbs ) pour le piégeage de diverses autres espèces et lors de la récupération des captures ou de grands déplacements.

Pour terminer, j’espère vous avoir transmis toute l’information nécessaire afin que vous puissiez profiter de mon expérience en matière vestimentaire et bénéficier d’un bon confort et d’une grande agréabilité dans vos déplacements lors de vos activités de piégeage et cela peu importe la saison et la température.

Cordialement vôtre,

Benoit Roux
Vice-président ATMBF (Association des Trappeurs Mauricie/Bois-Francs)
Technicien en chasse, pêche et piégeage
Pro Nature Sport
Plessisville, Province de Québec, CanadaBureau : (819) 362-8383


RutMaster 4874 semelle

RutMaster 4874 semelle

RutMaster 4874

RutMaster 4874

Vest avec Dossard Hunter Spéciality

Vest avec Dossard Hunter Spéciality

Salopette-botte / Chasse Jackfield

Salopette-botte / Chasse Jackfield

Manteau de pluie Jackfield

Manteau de pluie Jackfield

Camisole Scent Lock Polypropylene

Camisole Scent Lock Polypropylene

Ensemble de sous-vetement en polypropylene

Ensemble de sous-vetement en polypropylene

Veste Dossard avec pochette

Veste Dossard avec pochette



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